A mi-chemin de l'existence

02 septembre 2015

Eté

P1050955

 

L'été semble s'achever, après de gros orages les températures ont chuté et elles ne sont pas annoncées à la hausse pour les prochains jours, voire la prochaine semaine. Et cela me donne le cafard, m'angoisse à la perspective des journées d'hiver où je tournerais en rond.

Je suis une fille du sud par adoption, j'y suis arrivée à 10 ans et j'y ai donc passé la plupart de ma vie. Et comme beaucoup de gens du sud, mon rapport à la météo est assez..........compliqué. Le beau temps est primordial pour moi, le beau temps certes mais pas la chaleur. C'est à dire qu'au dessus de 30° j'étouffe et je reste enfermée chez moi. Oui mais si je reste enfermée l'après-midi, je peux sortir tôt le matin et c'est un moment de l'année et de la journée que j'adore. Je vais dans mon jardin, j'arrose, je surveille mon potager, le verger que nous avons la chance d'avoir dans cette nouvelle maison et je suis en osmose totale avec la nature. Je guette les animaux, je prends des photos, je sens, je regarde, j'observe. Je vis intensément.

Mais ce n'est pas tout parce que l'été est le moment où le potager que j'ai planté me donne des légumes que j'adore, des tomates de toutes les couleurs, des courgettes de couleurs et de formes différentes, des pâtissons etc. et je ne parle pas des heures passées au marché ! Et comme je l'ai dit plus haut cette maison possède un verger : pommiers, mirabellier, figuier, kaki, cerisier etc. Alors certes, j'ai travaillé cet été comme je n'avais pas travaillé depuis longtemps, confitures, tartes à congeler, conserves, plats cuisinés, sauce tomates etc... Et même si je suis épuisée j'ai pris un plaisir fou à confectionner tout ceci, histoire de se rappeler cet hiver du bon goût des légumes et fruits d'été. D'ailleurs il faut un jour que je creuse sur le plaisir presque charnel que j'ai à contempler mon étagère à confitures, à emmagasiner ce que j'ai fait de mes blanches mains, à récolter ce que la nature me donne moi qui suis cigale le reste du temps, l'été je deviens fourmi. Je fais des conserves, des confitures et c'est une passion non pas de les manger mais de les faire, toute ma créativité est en marche lorsque je confectionne des confitures  ! Je cherche comment conserver mes fruits et mes légumes, je tente la congélation, les conserves, les plats cuisinés congelés etc.. Je suis rassurée quand mon congélateur, mes étagères et mon frigidaire sont pleins.  Et comme j'habite en bordure de forêt j'ai découvert que celle-ci nous donnait, pour un peu que l'on s'en donne la peine, des cèpes ! Et j'ai déjà passé des heures à en chercher (j'en ai trouvé un peu) et à râler quand je vois un bonhomme passer sans un bonjour avec une poche remplie ! J'imagine déjà ce que je pourrai cuisiner avec ces merveilles.....

Et comme je ne peux pas partir en vacances la piscine est très importante pour moi et il n'y a bien sûr que l'été que je peux flotter sur mon matelas pneumatique et tout oublier. Mon rapport à l'eau est fusionnel, je ne suis pas un lézard qui peut rester des heures au soleil mais j'adore être dans l'eau ou sur l'eau.

Alors même si j'aime l'automne, ses couleurs, ses fruits, ses senteurs, sa lumière, j'espère que cette année encore l'automne ressemblera à un été indien et que je n'abandonnerais pas ma piscine, mon hamac, mes paréos et mes tenues légères moi qui déteste être engoncée dans des couches de vêtements,  mon temps passé dehors car je m'angoisse déjà tellement à l'idée de me retrouver enfermée à la maison car lorsque le ciel est bouché, qu'il y a du brouillard, de la pluie et pire de la neige mon moral chute, je m'ennuie, je tourne en rond et je déprime..........

J'essaye d'ores et déjà de trouver des activités pour les journées d'hiver, je fais des plans, je me donne des buts mais sans grande conviction et avec, à l'avance, un grand cafard.........

Posté par mi-chemin à 10:00 - Commentaires [4] - Permalien [#]


09 août 2015

Mendiante

Je suis une mendiante, oui une mendiante et c'est sans doute ce qui me met le plus en colère chez moi et que j'ai le plus de mal à corriger.....

Du plus loin où remontent mes souvenirs, j'ai le souvenir d'avoir mendier de l'amour, de l'attention, de la tendresse, de l'écoute, j'ai souhaité être rassurée, cajolée, écoutée. Pas la peine d'avoir fait des années d'analyse (ce que j'ai pourtant fait) pour comprendre que cela vient de mon enfance, de ma mère trop occupée au deuil de mon frère mais qui est de nature peu à l'écoute, peu tendre, peu tout ce que j'attendais dans la vie, moi petite fille avec un énorme besoin de tendresse et de reconnaissance.Même si aujourd'hui à 80 ans c'est elle qui est en attente de tout ceci et me reproche souvent ma froideur ! Mais à présent elle m'écoute et m'aime comme j'ai toujours rêvé d'être aimée par elle, même si je reste sur la défensive permanente. 

Toute mon enfance j'ai ainsi attendu, en vain, de la tendresse, elle venait souvent de mon père mais celui-ci était en déplacement toute la semaine et avait ses propres problèmes avec ma mère à régler, son deuil à faire et son manque d'images parentales.

Dans mon adolescence j'ai été une mendiante de l'amour. J'ai beaucoup papillonné, non en fait disons les choses comme elles sont, j'ai beaucoup cavalé. Et bien sûr toujours des garçons qui ne voulaient pas de moi, j'étais une sorte d'ovni pour eux, alors j'ai mendié, mendié et mendié encore de l'attention, de la tendresse et sous couvert de sexe, de l'amour.....

J'ai passé donc une partie de ma vie d'adolecente et de jeune femme à mendier ainsi mais comme je plaisais aux hommes physiquement, j'avais au moins droit à quelques moments plus sexuels que tendres. Je faisais avec et j'en abusais. Oui, même si j'en ai parfois honte aujourd'hui, j'en ai abusé.

Et puis j'ai rencontré mon mari qui ne m'attirait pas plus que cela, trop occupée à courir après un homme qui ne voulait pas de moi. Mais il a su me montrer de l'attention, de la reconnaissance et la magie a eu lieu. Durant des années j'ai eu l'impression qu'il ne voyait que moi, qu'il ne s'interessait qu'à moi, nous étions heureux jusqu'au jour où lui aussi, comme tant d'autres hommes, a fait sa crise de la quarantaine et m'a quittée pour une aventure de passage. Et là tous mes vieux démons ont ressurgi. Ma peur de l'abandon, le sentiment de rejet mais surtout la certitude que lui et moi c'était pour la vie. Je me suis battue, j'ai souvent honte de mon attitude de l'époque, mais je ne pouvais faire autrement, je suis tombée dans une dépression profonde et je n'ai trouvé, encore une fois, que la séduction pour ne pas sombrer tout à fait. Et mon mari est revenu, sans bruit, sans vraiment s'excuser même si je savais qu'il ne se pardonnerait jamais le mal qu'il m'avait fait. Et là encore j'ai eu l'impression de mendier. Mendier pour être rassurée, mendier parce que j'avais besoin de savoir que j'étais l'unique mais tout mon être a été ébranlé.

Beaucoup disent que je suis devenue plus dure à partir de ce moment là. S'en sont suivi des années difficiles de renconstruction. J'ai perdu tous mes amies, sauf mon amie d'enfance qui habite si loin. Là encore j'ai mendier des explications à ces amies qui me lâchaient pendant et après notre séparation. Ces amies qui n'ont pas compris mon attitude de séduction ni de reconstruction de mon couple. J'ai envoyé des mails, des courriers, mendier leur amitié et leur loyauté, ce qui m'a été refusé. Et je m'en veux, une fois de plus, de m'être montrée ainsi, en mendiante si peu fière.

A présent j'ai toujours l'impression de mendier. Mendier de l'amitié moi qui me sens parfois si seule. Offrir tout, mon coeur, ma loyauté, ma vérité, ma main, mon écoute parfois maladroite, offrir une amitié telle que je la rêve moi et j'ai encore l'impression de faire fuir par trop d'attente. Je suis toujours celle qui appelle, celle qui demande des nouvelles, celle qui contacte, celle qui............... Mes 2 meilleurs amis, homme et femme, ne sont pas du genre à téléphoner, c'est toujours moi qui appelle, ils n'ont sans doute pas besoin de tant se confier que moi, même s'ils sont heureux quand j'appelle. Mais là encore j'ai l'impression de mendier.

J'ai essayé de me faire de nouveaux amis. Vous connaissez, si vous lisez un peu ce court blog, ma dernière histoire d'amitié où là encore j'ai mendier cette amitié, où j'ai sans doute un peu forcée l'autre, où j'ai tout donné, tout offert, où je me suis montrée sans fards, sans masques, sans protections aucune. J'ai juste un peu évoluée dans la rupture où je n'ai pas supplié, pas couru derrière cette pseudot-amie à qui j'ai tant offert. La mort de mon amie de jeunesse et la séparation (dispute grave) d'avec mon frère m'ont endurcie.

Mais encore aujourd'hui j'ai l'impression de mendier sans cesse. Mendier de l'affection et de l'attention auprès d'un mari, qui certes travaille beaucoup, ne voit personne d'autres que nous, est fidèle et loyal mais si peu démonstratif et si peu affectueux ; mendier auprès de celles qui croisent ma route, souvent virtuellement dans un premier temps, et qui je le sens pourraient être de vraies amies ; mendier parce que c'est toujours moi qui invite, qui téléphone, qui me donne du mal. Sans doute les autres n'ont-ils pas autant besoin que moi d'une amitié solide et totale, sans doute les autres se suffisent-ils à eux-mêmes ou ont-ils déjà des tonnes d'amis ? Ou alors je fais peur aux gens ? 

Je ne sais pas, mais je sais par contre que cette attitude chez moi me fait souffrir. Elle me rabaisse et me place en situation d'attente et de demande permanente et ma fierté en prend un coup à chaque fois. Je ne suis bien qu'avec mon chien, qui me suis partout, qui pose sur moi son regard plein d'amour inconditionnel et surtout de fidelité mais il s'handicape de plus en plus et je m'angoisse là encore tellement à l'idée de le perdre un jour.

Je suis une mendiante, oui, une mendiante de l'amour. 

Posté par mi-chemin à 09:06 - Commentaires [22] - Permalien [#]

28 juin 2015

Pas le moral........

Pas le moral, pas le moral du tout et je n'arrive pas à remonter.

Il faut dire que la semaine a été particulièrement éprouvante. En effet lundi matin mon chien s'est coincé le dos et ne pouvais plus bouger mais surtout il poussait des hurlements de sauvage à chaque mouvement et quand je dis des hurlements de sauvage je suis en dessous de la vérité. Le trajet jusqu'à chez la véto, les soins, le retour, la journée en elle-même et la soirée ont été épouvantables. Nous avons fini en pleurs à le voir autant souffrir. Et le pire c'est que moi qui assume toujours tout, des maladies aux euthanasies auxquelles j'ai eu la malchance d'assister, cette fois-ci je n'ai rien assumé. Je suis même partie me cacher à chaque hurlement ou à chaque mouvement. Ma fille et mon mari ont du assurer plus que d'habitude........ Les jours qui ont suivi n'ont pas été plus faciles mais la douleur après une deuxième visite chez un autre véto pour confirmer le diagnostic et une autre piqure a fini par se calmer. Aujourd'hui il boite beaucoup, ne peut plus prendre les mêmes positions qu'avant et se casse même la figure dans les escaliers. Mais il ne souffre plus, il est juste déséquilibré. Nous devons prendre rdv demain avec l'ostéo qui doit, soit-disant, le remettre d'aplomb. Je l'espère parce que je sursaute à chaque fois qu'il se retourne, qu'il bouge et je n'arrive pas à me détendre. En plus j'ai peur qu'il reste ainsi handicapé jusqu'à la fin de sa vie, j'ai peur, si peur......

Pour couronner le tout les impôts se sont trompés, on fait un ATD sur nos comptes en banque avant de tout annuler se rendant compte de leur erreur mais pas assez rapidement pour éviter que la banque nous prenne 93€ de frais chacun ! Frais qui soit-disant devraient nous être rendus. Je n'y crois pas ! Cela nous met juste un peu plus dans la panade !

Après un mois d'examen ma fille aura les résultats de son BTS demain et là aussi j'ai très peur. Depuis quelques jours elle est impossible, nerveuse, désagréable, agressive, comme en crise d'ado, crise qu'elle n'a pas fait durant son adolescence. J'ose espérer que ce n'est que le stress des résultats et l'appréhension de ce qui va se passer par la suite : continuer, travailler ? J'ai été obligée de crier deux fois ces jours-ci provoquant des disputes pour son attitude change et je déteste ça, d'autant que nous ne nous disputons jamais......Alors si elle n'a pas ce foutu BTS je ne sais pas comment elle va réagir ni comment je vais moi assumer tout ceci.

Et j'appréhende énormément les grosses chaleurs à venir car je ne les supporte toujours difficilement même si j'ai la chance de pouvoir rester chez moi ! Mais cela veut aussi dire rester enfermée........Là aussi j'aurai beaucoup à dire puisque mon mari a décidé d'installer la piscine hors sol mais comme le terrain est en pente il a décidé de l'aplanir et donc s'est lancé dans des travaux de terrassement.........avec un simple outil ! Il galère comme un fou car il n'a aucune aide et il a peu de temps mais ce qui m'agace c'est qu'il a commencé tout ceci la semaine dernière dès les premières chaleurs et qu'il y a encore des semaines avant que la piscine soit installée si toutefois elle est encore en état ! Tout au dernier moment, c'est sa façon de fonctionner et comme sur ce coup là je ne peux pas l'aider........

Et en parlant de piscine je ne fais que pester car mes voisins du fond (et je rappelle que nous avons 2000m² de terrain) ont une piscine justement mais aussi deux filles pas si jeunes que ça puisqu'elles sont au collège et que depuis quelques jours nous ne pouvons même plus aller dehors des journées entières tant ces gamines et leurs copains hurlent ! Et quand je dis hurler je n'exagère rien, elles braillent dès qu'elles sont dehors, dans la piscine principalement et que les parents ne disent absolument rien comme s'il était tout à fait normal de faire ch.... tous les voisins parce que leurs enfants s'amusent.Il faut dire qu'eux même sont assez bruyants, les chiens ne font pas des chats ! Et c'est un comportement que je ne peux pas supporter mais absolument pas supporter ! Comment peut-on manquer à ce point-là d'éducation ? Je reconnais que je ne supporte pas le bruit et que j'aime plus que tout le calme. Déjà que le reste de l'année c'est un défilé permanent chez cette voisine car elle est sage-femme libérale, j'appréhende plus que tout cet été qui s'annonce car je sais que je ne pourrais pas me taire longtemps tant ces cris me portent sur les nerfs à un point que je ne saurais décrire.....

Voilà en gros, je n'ai pas le moral du tout du tout ! 

Posté par mi-chemin à 19:51 - Commentaires [4] - Permalien [#]

20 juin 2015

Petit coup de colère sans importance

Et oui il me prend comme ça des coups de colère sans grande importance, sur des sujets sans doute pas importants mais qui doivent toucher quelque chose de profond chez moi. 

Et c'est le cas en ce moment où voyant une chanteur, que j'aime beaucoup d'ailleurs, d'une cinquantaine d'années, plutôt bien conservé soit, qui va épouser une ravissante personne de...........25 ans ! Tant mieux pour lui, tant mieux pour elle mais ça m'énerve ! Ca m'énerve car il est courant et c'est même devenu la norme, que les hommes épousent des femmes beaucoup plus jeunes qu'eux sans que personne ne trouve à redire. Sur le principe je n'ai rien à redire non plus sauf que l'on voit rarement des femmes, même célèbres, refaire leur vie avec de très jeunes hommes. Et quand certaines le font comme Madonna ou Demi Moore, le terme est tout trouvé : ce sont des cougars ! 

Cougars, terme qui désigne des femmes mûres ayant un attrait (souvent sexuel) pour des hommes plus jeunes qu'elles. On en ricane doucement, on se moque et on pense forcément qu'il y a quelque chose de malsain là dedans !  Mais lorsque le contraire se produit, pas de termes tout fait, pas de noms d'animaux, non c'est naturel ! Grrrrr ça m'énerve !

Et il en est ainsi au cinéma d'ailleurs où tout le monde trouve normal qu'un personnage masculin de 50-60 ans soit marié avec une femme de 35 ans ! Là encore c'est normal ! 

D'ailleurs rien n'est autorisé aux femmes en tout cas pas du tout la même chose qu'aux hommes ! Je vais peut-être vous surprendre (si toutefois quelques lectrices passent par ici !) mais j'aime beaucoup Michael Youn qui n'est ni vulgaire, ni macho puisqu'il passe son temps à dénoncer ce qui m'agace dans la vie : les machos justement, la vulgarité, les rappeurs etc... Je vous conseille donc une chanson que j'aime beaucoup où il fait le parallèle entre les adjectifs féminins et masculins dont le titre peut heurter : "c'est une pute". Très intelligent et instructif et surtout tellement vrai !

D'ailleurs une femme qui a eu beaucoup d'amoureux est une pute justement, un homme c'est juste un séducteur, grrrr ça m'énerve ! 

Et je l'avoue simplement, si j'étais célibataire aujourd'hui à 48 ans, mon goût ne me porterait pas vers les messieurs bedonnants (ou pas d'ailleurs) de mon âge et plus vieux mais vers des hommes de 30 ans ! Peut-être parce que j'ai 30 ans dans ma tête ou que je ne me vois pas vieillir, enfin si physiquement mais pas moralement ! Bien sûr beaucoup d'acteurs ou de chanteurs de ma génération me plairaient encore beaucop mais eux sont attirés par les minettes de 25 ans ....................

 

Posté par mi-chemin à 07:21 - Commentaires [9] - Permalien [#]

05 juin 2015

Attention contenu pouvant choquer la sensibilité

Depuis toujours je me vante d'avoir des amis de tous les genres, de tous les milieux, de toutes sortes. Nous avons tous autour de nous de ces filles un peu évaporées, un peu idiote, celles qui plaisent tant aux hommes d'ailleurs, de celles qu'on appelle les blondes même si elles sont brunes ! J'ai toujours eu pas mal d'amies de ce style là qui cherchaient souvent ma protection et mes compliments. 

Et puis au fil des années les amis se sont envolés par disputes, par désaccord ou simplement la vie a fait que... Mais souvent j'ai pleuré, me suis accrochée à ces anciens amis, amis de jeunesse ou amis de passage tant mon sentiment d'abandon et ma peur de la solitude étaient importants. Et puis il y a quantre ans suite au décès de mon amie de jeunesse et de la dispute avec mon frère qui me rejette depuis que je lui ai dit ma façon de penser que je retenais depuis si longtemps, j'ai changé. Vraiment changé. Je suis plus dure parait-il, moins conciliante, moins ...........tout ce que j'ai été toute ma vie.

J'ai replongé il y a un an en me liant avec la personne qui m'a tant déçue il y a un mois. J'ai accepté, j'ai compris, j'ai été une amie modèle, compréhensive, à l'écoute et tout et tout, taisant souvent ce que je pensais pour ne pas blesser, me contentant (oh la grossière erreur que l'on me reproche tant) d'essayer d'amener cette dite amie à la réflexion sur ce qui la faisait souffrir ou sur son attitude, chose que j'attends moi de mes amis. Mais comme je l'ai déjà écrit ici, cette rupture amicale m'a donné un véritable coup de fouet à l'égo, a été une sorte d'électrochoc. 

Pour faire bref, et c'est là que vous pourriez être choqué, j'ai décidé que je ne voulais plus m'encombrer de gens bêtes ! Oui bêtes ! Je ne parle pas de gens qui n'ont pas fait d'études supérieures, je n'en ai pas fait d'ailleurs moi-même, non je parle de gens étriqués, petits, médiocres, de gens qui ne savent pas réfléchir, pas se remettre en question, de gens aux aspirations médiocres, aux rêves petits, de gens qui sont envieux, jaloux, mesquins etc. Je ne veux plus non plus entendre parler de gens qui ne savent pas réfléchir, qui sont limités intellectuellement, qui ne sont pas ouverts surtout. Là aussi il y aurait fort à dire sur les soi-disants intellectuels car je déteste aussi les gens "qui se la pètent", les gens qui sont enfermés dans leur milieu (j'en connais malheureusement et je ne peux pas les fréquenter), des gens qui certes connaissent la littérature française parfaitement et mieux que moi sans doute mais qui sont eux-aussi étriqués, pétris de certitudes et de principes idiots. D'ailleurs j'ai une certaine méfiance vis à vis de certains intellectuels bien pensants, souvent de gauche d'ailleurs qui sont moralisateurs et pensent tout connaitre.

Alors oui, mon monde a rétréci niveau amical, je passe souvent pour une fille moralisatrice (ce que je ne pense pas être) simplement parce que je réfléchis beaucoup, que je m'informe aussi beaucoup, que je me remets en question sans cesse et n'aime pas que les autres n'en fassent pas autant, je crois être devenue plus intolérante, moins patiente, moins empathique aussi mais je sais ce que je vaux (ho lala mon égo grossit) et je sais que je veux être entourée de gens qui m'aident à évoluer, de gens intelligents et ouverts, de gens à qui je peux parler de tout, littérature, cinéma, politique mais aussi de sujets de société, de sujets plus légers, de conneries vues à la télé,  des gens capables de rire d'eux- mêmes et de leurs débilités ou de leur goûts idiots. En gros de gens qui s'interessent, peu importe à quoi mais qui s'interessent !

Bref, la question se pose : reconnaitre que l'on est quelqu'un de pas trop con, reconnaitre ses qualités, est-ce se couper de beaucoup de gens ? Dans mon cas il semblerait que oui ! 

Posté par mi-chemin à 16:41 - Commentaires [5] - Permalien [#]

28 mai 2015

Addict

Il faut que je vous l'avoue je suis addict, gravement addict.

Ho je ne parle pas ici de cigarettes qui est pourtant une de mes plus graves addictions, non je vais parler des films de Marcel Pagnol. Comment expliquer ceci ? Pour faire bref, je suis addict de certains vieux films comme "Marius et Fanny" et surtout "la fille du puisatier" mais aussi du grand, de l'immense, de l'irremplaçable Raimu. C'est à dire qu'à chaque fois qu'un de ces trois films passent à la télé, je ne peux absolument pas m'empêcher de le regarder. Mais ce n'est pas le pire...........Le pire est que je pleure systématiquement devant les mêmes scènes malgré le fait que je regarde le film pour la vingtième ou la trentième fois ! Cela fait sourire voire rire mon mari et ma fille qui me regardent sidérés et il faut le dire, désespérés même s'ils adorent eux aussi ces films là (ont-ils le choix ?).

Mais là où mon addiction s'aggrave je dois le constater c'est que je me suis mise à regarder et à aimer les nouvelles versions de ces trois films. Quand Daniel Auteuil a annoncé faire le remake de "la fille du puisatier" puis de "Marius et Fanny" j'ai ralé, rouspété en disant qu'on ne touchait pas aux chefs-d'oeuvres, que d'autres s'y étaient essayé en échouant lamentablement, que Raimu était irremplaçable etc... Oui mais voilà, il a réussi à me faire changer d'avis tant ses décors sont magnifiques, sa tendresse évidente et surtout le fait que ses petites actrices jouant Fanny ou Patricia sont certainement plus proches des romans de Pagnol que des films où Orane Demazis et Josette Day font tout de même vieilles jeunes premières pas tout à fait crédibles ! Même Kad Merah qui remplace Fernandel m'a bluffé. Ainsi donc, je ne regarde plus uniquement les diffusions de ces films en version originale, non, à présent je regarde aussi les nouvelles versions !  Et si je pleure encore aux mêmes scènes, les nouvelles versions m'apportent d'autres émotions !

Mais pourquoi suis-je addict à ce point-là ? Qu'est-ce que je trouve dans ces films que je ne trouve nulle part ailleurs et qui fait vriber chez moi une corde plus que sensible ?

Après y avoir beaucoup réfléchi (oui, je réfléchi aussi sur mes émotions et mes goûts cinématographies) je crois que je trouve chez Pagnol tout ce qui résume la vie à mes yeux : les valeurs familiales, l'image du père, les sentiments filiaux, mais aussi des valeurs morales qui sont si importantes pour moi et qui se délitent dans le monde actuel comme la fierté, le courage, le sens du devoir, de la famille, du travail et j'en passe. Bien entendu tout ceci se passe dans cette provence que j'aime depuis ma plus tendre enfance, dans ce pays écrasé de chaleur et dont les oliviers et les platanes dispensent un peu d'ombre et de couleurs, où les accents sont aussi rocailleux que la montagne Ste-Victoire, où la mauvaise foi est une religion où se mêlent la tendresse et la poésie. Je pense le plus honnêtement du monde que tout le sens de la vie se trouve dans les dialogues de Pagnol, que tout ce que l'on doit retenir de la vie se trouve là, dans ses lignes et dans ses phrases. Je pourrai en citer des dizaines que je connais par coeur ! 

Pour vous dire que mon addiction vient de loin et dure depuis de longues années, il faut vous préciser que quand j'étais adolescente j'avais un disque 33 tours où se trouvaient les principaux dialogues de "Marius" et que je l'écoutais chaque soir en faisant mes devoirs. Alors oui, je connais les dialogues de ces trois films par coeur mais je peux les regarder encore et encore et encore sans jamais m'en lasser. Lorque j'étais enceinte j'ai même trouvé la bercelonette vue dans "la fille du puisatier" et aussi la panière dans laquelle dormait Amoretti le jeune mais elle était tellement abimée que mon mari n'a pas voulu que je l'achète et ça reste un de mes plus grands regrets ! Je rêve ainsi de plusieurs objets vus dans ces films et qui ont marqué ma vie. Faut-il préciser que je connais bien Aubagne, la ville de Pagnol, et que durant des années lorsque je pouvais encore partir en vacances et que j'allais chez mon père à Marseille, nous allions au marché là bas tous les week-end ?

Et ce qui n'est pas banal dans une addiction classique c'est que celle-ci me fait un bien fou et me met tant de baume au coeur que je n'ai aucune envie de m'en guerir.............

 

Posté par mi-chemin à 07:35 - Commentaires [3] - Permalien [#]

20 mai 2015

Savoir qui l'on est

Le problème avec moi est que je doute toujours de ce que je suis, de mes qualités et de mes défauts. Il suffit d'une déception amicale comme je viens d'en vvire pour que je me remette totalement en question et que je doute de moi.

Qu'ai-je fait, qu'ai-je dit qui puisse pousser quelqu'un à s'éloigner de moi ?

Se poser des questions, se remettre en question pour avancer et s'améliorer me semble évident. La vie me semble être un chemin vers la connaissance de soi et pour cela il faut savoir douter, se poser les bonnes questions et chercher à s'améliorer. Oui mais voilà, mon éternel sentiment de culpabilité me fait sans doute voir les choses de manière erronée. Et si je n'y étais pour rien ? Et si l'autre avait des problèmes tels que ses relations aux autres étaient compliqués ? 

Mon meilleur ami me disait cette semaine que la plupart des gens accusent les autres de tous leurs maux alors que moi je n'accusais toujours que moi mais que pire, je me sentais coupable quand tout prouvait que je n'y étais pour rien. Alors je me dis stop, stop à cette flagellation permanente, à cette auto-critique permanente mais oui à l'introspection qui peut m'aider à avancer.

Je connais mes défauts, je sais que je peux être envahissante, étouffante par trop d'attention, trop maternelle parfois trop familière aussi. Je suis sans filtre quand j'aime, je me dévoile, je donne tout sans retenue. Je n'ai pas envie de changer forcément tout ceci mais savoir quels sont mes défauts m'aident à faire le point. Mais je connais aussi mes qualités. Je suis à l'écoute, très présente dans la joie et dans le malheur, je fais preuve d'une grande empathie vis à vis des autres en général et encore plus vis à vis de mes amis. Je retiens chaque petit détail qu'une personne m'a confié et essaye de m'en servir pour lui faire plaisir.

Concernant cette pseudo amie qui vient de me claquer violemment la porte au nez sans que je sache vraiment pourquoi si ce n'est qu'elle a de vrais problèmes avec elle-même qu'elle a sans doute remis sur moi, j'ai essayé sans cesse de lui faire plaisir, de combler le manque qu'elle pouvait ressentir, la froideur des gens qui l'entouraient par des attentions qui prouvaient qu'elle pouvait compter sur moi, par une présence sans doute trop envahissante, j'ai écouté ses peurs et ses angoisses sans les juger, j'ai été, je le pense, l'amie dont elle rêvait et cela ne m'a pas couté. Oui mais voilà, être amies à mes yeux signifie aussi se dire les choses et ne pas se passer de la pommade. Ça, je ne sais pas faire. J'écoute, j'essaye de comprendre et je donne mon avis, je dis ce que je pense qu'il faudrait faire pour améliorer les choses. Car, comme pour moi, j'essaye de faire avancer mes amis sur leur chemin, je suis sans doute quelqu'un d'exigeant avec soi-même et avec les autres en cherchant toujours le meilleur chez une personne et surtout en lui apprenant à se poser les bonnes questions. 

Et c'est là que le bât blesse.

Beaucoup de gens préfèrent se lamenter en permanence de la méchanceté des autres, de leur égoisme, de leur attitude mais ne se remettent pas souvent en question et m'en veulent quand je souligne que, peut-être, leur façon de voir les choses est erronée ou que si ce n'est pas le cas, il y a sans doute une façon de prendre les choses qui est à changer. Bref en faisant de l'introspection et en se posant les bonnes questions on peut essayer de moins souffrir, de moins prendre les évènements à coeur. Mais encore une fois je ne juge pas, je ne condamne pas, je me mets souvent dans le lot, je dis souvent "nous" et pas "toi" etc... Parce que je veux le meilleur pour moi mais aussi pour ceux que j'aime ! Et ce n'est pas la première fois que l'on ne me pardonne pas cette attitude. Tant de gens n'acceptent pas de réfléchir, de se remettre en question, de faire de l'introspection et préfèrent simplement continuer à se lamenter et à être une victime ! Et cette amie a pensé, de son propre aveu, qu'à mes côtés elle avait l'impression d'être une mauvaise mère, une mauvaise épouse etc.....et que surtout je la jugeais sans cesse, je passe souvent pour une donneuse de leçons alors que ce n'est pas du tout mon but puisque pour donner des leçons il faut s'estimer au dessus des autres et que ce n'est pas mon cas ! Certes je me reconnais une qualité, celle de réfléchir, d'analyser et de chercher à améliorer les choses. 

Oui je vais mal depuis pas mal de temps, mais je n'accuse personne de ce mal-être car il est en moi, il vient de moi, de ma façon de voir les choses, les évènements etc. C'est sur moi que je dois travailler au lieu d'accuser mon mari, ma mère ou les amis qui ont croisé ma route. 

Alors énoncer des faits est-ce juger quelqu'un ou une situation ? Pas à mes yeux car je fais la même chose avec moi et ma vie. C'est aussi ce que je vis avec mes deux meilleurs amis, homme et femme, mais ceci mériterait un post entier tant nos relations sont riches et importantes à mes yeux. 

Posté par mi-chemin à 07:35 - Commentaires [6] - Permalien [#]

19 mai 2015

Changement

Et oui, je ne suis pas nouvelle sur la blogosphère et certaines me connaissent déjà bien mais j'avais un besoin urgent et impérieux de changer de blog, de changer d'ambiance, de changer de ton peut-être aussi.

Il est vrai que je ne sais pas si ce blog "vivra" tant je trouve que la blogosphère s'est désertée, que les relations se sont distendues à présent voire deviennent trop superficielles pour moi qui aie un vrai besoin d'échanges et de communication. 

Alors pourquoi avoir changé de blog me direz-vous (enfin si quelqu'un dit quelque chose et donc passe par ici !) ? 

Parce que je me rends compte que mon ancien blog, que je ne fermerai pas par sentimentalisme, n'est qu'une facette de moi. Une facette douce, rose, tendre, faite d'une certaine image de moi et qu'avec le temps et les années qui passent ainsi que mon besoin constant d'aller vers le "qui je suis vraiment", cette facette là n'est pas (plus) complète ni représentative de qui je suis en train de devenir. 

Je suis en train d'apprendre à me connaître un peu mieux, j'essaye aussi d'assumer qui je suis, de prendre conscience de mes qualités et de relever un peu plus la tête. J'ai toujours pensé que reconnaître ses qualités étaient un manque d'humilité, j'ai appris grâce à mon ancienne thérapeute, que c'était une preuve d'intelligence. Et cette démarche là est compliquée pour moi. 

Une nouvelle grande claque amicale, une énorme déception vient de se produire et au lieu de me mettre à terre comme toujours elle m'a fait prendre conscience un peu plus de qui je suis, de ce que je vaux et d'essayer d'attendre moins des autres pour combler mes propres manques. En fait la déception est à la hauteur de ce que j'attends. Donc apprendre à moins attendre des autres, à être moins dans la demande constante aussi. Apprendre à être ma meilleure amie, apprendre à être douce et bienveillante vis à vis de moi, comme je le suis vis à vis des miens. Et ce n'est pas parce qu'une tierce personne remet en cause mon amitié offerte ou ce que je suis que je dois douter de moi. Mais sans doute ferai-je un article spécifique sur ce que moi j'entends par amitié et aussi sur la chance incroyable que j'aie d'avoir deux amis exceptionnels.

Alors voilà, ce blog sera sans doute plus tourné vers la réflexion, la chemin de vie qui est le mien à savoir chercher toujours à comprendre les choses pour aller vers un bien être plus profond car je crois profondément que la connaissance de soi, et des autres, ne peut amener qu'au mieux être ! 

Alors qui me suivra sur ce nouveau chemin ?

Posté par mi-chemin à 14:51 - Commentaires [11] - Permalien [#]